Collection Smallpaper

Une nouvelle collection de livres photographiques

 

• Smallpaper est une nouvelle collection de livres photographiques.

48 pages offertes à un auteur, 6 fois par an, en 3 cessions : novembre, avril

et juin. La volonté est de croiser ou de confronter les regards, les sujets,

les écritures photographiques, avec un binôme constitué sciemment.

 

• Smallpaper propose de publier des séries courtes et inédites, parfois recomposées pour l’occasion. Série datant de quelques années laissées dans un tiroir, démarrage ou mi-parcours d’un projet au long cours, mais aussi projet non commencé. Smallpaper ose programmer un travail à venir, comme c’est le cas pour Andrea Mantovani et Guillaume Herbaut. Smallpaper fait donc un pari, et mise sur l’unique volonté de suivre et d’accompagner ses auteurs, choisis sur un critère “affectif “ assumé :

aimer le sujet, aimer l’écriture photographique, aimer le dialogue et la rencontre, aimer rencontrer ces photographes, offrant ainsi une programmation hétérogène et riche en possibilités.

 

• Chaque livre sera un “pont” vers le suivant. Chaque photographe peut proposer un binôme, suggérer un préfacier, ou se laisser surprendre par nos propositions de mise en regard.

 

• Smallpaper cherche le questionnement et l’éclectisme.Chaque cession pourra être composée d’un photographe aguerri et d’un tout jeune photographe (Corentin Fohlen et Tristan Popescu), d’un homme et d’une femme proposant deux regards sur un territoire commun (Andrea Mantovani et Guillaume Herbaut), ou proposer la rencontre de deux écritures photographies très différentes (Romain Laurendeau et Sophie Bränström). La transmission sera le liant de chaque ouvrage.

 

• Smallpaper propose de clôturer chaque année éditoriale par la restitution des 6 travaux avec une exposition. Les 6 auteurs exposeront ensemble, et rencontreront leur public ensemble.

 

• Le nom de cette collection est un tendre clin d’œil au texte de Serge Gainsbourg, les ptits papiers.

 



Lardon Ier, Corentin Fohlen / Smallpaper N°1

En librairie le 10 novembre 2017

Descriptif technique 

ISBN : 978-2-9558659-2-7

Prix : 12  euros

48 pages / Format 150 x 210 mm

Couverture souple, dos carré cousu / Impression quadrichromie

Vendu dans une enveloppe japonaise.


Comment faire pour occuper son temps de congé paternité quand on est un photographe aguerri et d’ordinaire en mouvement perpétuel ? Un tissu noir pour fond photo, les réseaux sociaux pour diffusion, et Lardon Ier devient un sujet photographique de société : quel est cet enfant-roi perturbateur ? Dois-je l’idolâtrer ou rire avec lui du monde qui l’entoure ? Puis-je me moquer avec bienveillance de cet inconnu qui s’impose dans ma vie ? Mais en regardant bien, c’est la relation entre un père et son fils qui prend corps devant nous, et nous émeut.

 

« 19  avril : un enfant débarque dans ma vie de reporter photographe. Moi qui ne jure que par ma liberté d’aller et venir, de prendre le premier avion pour l’autre bout du globe, de répondre à la commande de dernière minute d’un journal, me voilà cantonné aux couches, biberons, et nuits blanches. Un photographe le cul posé inutilement derrière son bureau, à jeter de temps à autre un œil sur ses mails à jalouser les voyages des confrères, et l’autre sur son fiston vautré lascivement sur le canapé-lit derrière lui : voici comment se sont déroulés les premiers jours de mon congé paternité. Et puis, en tant que nouveau père photographe, je me suis intéressé à la représentation du nourrisson : d’abord ce que je voyais posté naïvement sur les réseaux sociaux, puis ce que certains photographes avaient réalisé. Entre les niaiseries mielleuses d’Anne Geddes et les horribles captures pixélisées de bébés moches faites par la nièce machin ou l’oncle truc, j’ai voulu moi aussi exhiber mon lardon. Lardon ? j’aurai pu dire Morveux, mais le rapport à la charcuterie fonctionnait mieux eut égard aux bourrelets de ma progéniture.

Placé sur ce canapé-lit, un drap noir satiné faisant office de fond photo - à l’opposé du blanc crème des séances chez le photographe de quartier - je me suis lancé presque quotidiennement à une série de délires avec mon fils. Parfois en lien avec l’actualité, souvent en résonance avec mes convictions profondes sur l’éducation, la vie, l’engagement politique ou social… mais toujours en m’amusant avec mon fils. Sans contrainte - ou presque ! Au-delà du ridicule, du risible, du grinçant, c’est à la construction d’une relation unique entre un père et un fils que se joue cette série, et à la déconstruction du mythe de l’enfant-roi. »

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Lardon Ier, Corentin Fohlen / Smallpaper N°1

En librairie le 10 novembre 2017

12,00 €

  • malheureusement en rupture de stock

Une existence douce, Tristan Popescu / Smallpaper N°2

En librairie le 10 novembre 2017

Découvert dans son lycée par Patrice Terraz, en résidence au festival de l’Œil urbain en 2016 à Corbeil-Essonnes, Tristan Popescu est un photographe de 20 ans, débordant d’une folle énergie. Tout photographier, comme le fait Corentin Fohlen. Librement, au flash, comme il l’entend…

 

« Une Existence Douce, c’est ce à quoi j’aspirais quand j’ai commencé à aller en club. C’est très égoïste, et le point de départ des photos l’est aussi. Je voulais photographier mes copains, pour moi, un peu pour eux, et pour la postérité. La douceur, je l’ai d’abord trouvée à la sortie des clubs, dans le Paris matinal, après le vacarme et les stroboscopes de la nuit. Et j’ai commencé à chercher les contrastes.

Cette Existence Douce, j’ai fini par la trouver dans les soirées qui constituent le cœur de ces photographies. La démarche s’est faite moins personnelle, la douceur des autres si beaux quand ils dansent, quand ils cherchent leur place, pour finalement savoir que chacun y a droit dans la pénombre. Finalement je me suis demandé si tout le monde ici n’aspirait pas à cette existence douce tout autant que moi. Je n’ai apporté que peu de réponses à ce que je cherchais à l’origine.

J’ai écrit ce texte dans l’intersommeil, à des heures où d’habitude je suis en train de danser, et c’est cette même sensation que je ressens à côté des enceintes. Se sentir lentement partir. J’ai souvent fini par ranger l’appareil et m’abandonner à la piste. Alors il faut voir, par ces photos, comme vous étiez beaux, brutaux et déchaînés. Il faut vivre cet abandon. Vivre cette existence. »

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Based on a true Story, Arno Brignon

La réflexion sur le « territoire » est intimement liée à la notion de patrimoine. Mais plus tenue encore, à la notion d’héritage : que m’ont légué mes racines, si profondément ancrées sous terre ? Puis-je adopter cette terre que je décide d’explorer ? Et mon empreinte la transformera-t-elle en retour… ?

 

C’est dans un curieux voyage, et avec cette question en suspens, que nous invite Arno Brignon.

 

Based on a true story - basé sur une histoire vraie - est un travail réalisé dans le cadre d’une résidence photographique. Presque sous contrainte, presque avec douleur : deux mois sur place, loin de tout et surtout des siens, dans une région isolée où le mythe fait loi, quasi inconnue, quasi hostile. Il fait de sa technique - le sténopé - et de sa recherche d’archives photographiques sur ce territoire un moyen d’apprivoiser chaque rencontre. Mais ce n’est qu’un support. Il prend les gens au piège, les fixant pour une nouvelle éternité, nous permettant de découvrir un monde sensible, étrange, mélancolique – nostalgique ? - qui nous rappelle les contes de notre enfance. Ici, les bois sont hantés… nous dit Arno Brignon dans le texte qui relate en temps réel un road trip immobile : les villageois dansent autour du feu, le chasseur n’est pas loin, l’ogre nous épie, la chèvre échappe au loup, le petit poucet tente de sortir de cette forêt, et son petit chaperon est bleu… Car c’est bien de l’enfance dont nous parle Arno Brignon, avec une tendresse infinie, car elles sont là, nos racines, il est là, notre territoire, dans cette enfance que nous ne pourrions voir sans lui. Peu importe d’où nous venons et peu importe où nous sommes…

 

Une fois passé les routes, une fois rencontré ces visages, dégagé les fougères denses, une fois avancé dans la nuit, traversé les collines, nagé dans l’eau fraîche des cascades cachées, une fois m’être perdu dans la forêt, une fois longé ses routes sinueuses et une fois trouvé la clairière… c’est moi que je retrouve… Cet enfant que je suis encore, qui craint que le loup ne le dévore, mais qui sait que les petits cailloux ont été semés…





Based on a true story, Arno Brignon

Disponible à partir du 8 novembre 2016, en précommande à ce jour.

Offre de pré-commande :

• pour les dix premières commandes, signature de l'auteur et frais de port offerts, 

• Pour les 40 commandes suivantes, frais de port offerts !

40,00 €

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Bio de l'Auteur /

Arno Brignon est né en 1976 à Paris. Il vit à Toulouse. En 2010, diplômé de l’ETPA (Gd Prix du Jury), il quitte son métier d’éducateur dans les quartier sensibles pour se consacrer entièrement à la photographie.

Il articule son travail entre reportages, recherches personnelles

et enseignement aux Ateliers de Photographie St Cyprien. Il mène également des actions éducatives auprès de différents public et institutions . Il rejoint l’agence Signatures, Maison de photographes en 2013, collabore régulièrement avec la presse Nationale et Internationale et aime travailler en résidence (L'oeil Urbain,

Art visuel en Couserans...). Ces travaux sont exposés en France

(BNF, Le château d'eau, Photomed, Manifesto...) et à l’étranger (Beyrouth, Athènes, Guernesey, Rabat...).

 

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Extrait /

11 décembre 2015. Une semaine que je suis là, les rencontres et rendez-vous avec les associations et structures du territoire avec lesquelles je vais travailler m’occupent toute la journée.

Le Couserans est immense, je passe au moins deux heures par jour sur les routes. À chaque virage, un sentiment d’émerveillement :

la nature est magnifique, variée. J’ai pris mes sténopés pour les tester durant ces quinze jours de reconnaissance. Quelquefois je m’arrête pour faire une photo, mais le rythme des journées est trop soutenu pour avoir le temps de se poser.

Aujourd’hui, je n’ai pas pris de rendez-vous. Je veux aller marcher, rencontrer enfin cettemontagne, cette nature qui m’attire tant.

Il fait étonnamment doux pour un jour de décembre. Je veux aller dans la vallée de Salau, au bout de la route.

Ici, c’est la première chose qui m’a frappé, les routes ont une fin. Volontairement, je ne prends pas le chemin le plus court

pour y arriver...

 

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