Brothers of Cycles • Lionel Antoni

 

Préface de Yan Morvan

« L’été 2009 marquera ma première rencontre avec le « vélo custom ». Élisa avait choisi pour destination de nos vacances familiales Bali. Je ne connaissais pas grand-chose de cette île indonésienne, en dehors de ses couchers de soleil et de la zen attitude vantée par tous les guides touristiques. Moi qui pensais n’y voir que des temples et des singes sacrés, la première image, dès la sortie de l’aéroport, fut un immense hangar avec pour enseigne « MC Harley-Davidson »... »

 

C’est en Indonésie que Lionel Antoni croise pour la première fois un custom biker. Il travaille régulièrement sur des sujets autour du custom et du monde de la moto, quand il découvre par hasard un vélo hallucinant fabriqué et préparé par son propriétaire aux allures de motards. Ce qu’il croit au départ n’être qu’un petit groupe de passionnés de vélo et de custom un peu “barrés”, va se révéler au fil des mois et des années, être

un mouvement organisé, codifié, et planétaire. Chaque nouvelle rencontre le fait avancer : de région en région, de pays en pays, jusqu’à le mener en Indonésie et en Californie. Souvent réfractaires à la mise en lumière de leur mouvement, désireux de garder anonymat et tranquillité, il finit par se faire accepter par eux et commence à les suivre de ride en ride, et à les photographier dans leur quotidien. Ce travail photographique est un travail documentaire et sociologique sur un milieu méconnu. Mais aussi sur le besoin de retrouver un clan, de fonder une tribu. « Le custom est le socle de leur fraternité. » nous dit Lionel Antoni.

 

Le vrai sujet, au-delà du monde fascinant du vélo custom, est le lien sacré qui les unit, et leur amitié pleine et entière. 

 

Lionel Antoni est photographe depuis 25 ans. S’il a démarré sa carrière dans la publicité, c’est le reportage d’actualité, la presse et l’image documentaire qui prennent le pas. C’est en Afrique, à partir des années 1990, qu’il va entamer ses premiers sujets au long cours. Pendant dix ans il sillonne le continent. Il publiera trois livres (Faso nord-sud, Confidence d’Afrique, Djéol-Mauritanie) et produira de nombreuses expositions (L’âme en transe, Djéol-Mauritanie, Made in Africa, etc.). En parallèle, il ne cesse de travailler sur le terrain politique et social, cherchant sans relâche à “documenter”, tout en gardant un subtil équilibre entre journalisme et esthétisme. Passionné par la custom culture, c’est sous le pseudonyme “Hoppie and the lens rider” qu’il commence à s’intéresser à la question de groupe, de clan et de fraternité. Il rencontre par hasard un vélo custom il y a trois ans, et le sujet prend soudain corps. Brothers of cycle est le premier opus de son travail sur le vélo custom et les BC Lionel Antoni pense déjà à la suite, et compte poursuivre son travail en Russie, au Japon et à Hawaî.

 

EXTRAIT — « La quarantaine de kilomètres défile tranquillement, au rythme des pauses clopes et bières. À cet instant, je ne sais pas encore que cette virée va m’embarquer pour les trois années à venir, à les suivre en région parisienne et dans les pays frontaliers. Et que je profiterais de chaque vacance familiale pour aller à la découverte d’autres groupes. Qu’au fil du temps et des rencontres, j’apprendrai que le mouvement est discret, certes… mais planétaire. Plusieurs années passent… avant qu’ils ne me rattrapent. (…) Définir le profil type du custom biker est impossible. Il est ouvrier, commerçant, communicant, restaurateur, fonctionnaire, tatoueur, mécanicien…

 

Ce n’est plus un gamin, il n’a plus l’âge des premières libertés, celles que te procure ton premier vélo, celui qui t’embarque au-delà de ta rue, seul ou avec une bande de potes, tel le jeune Elliott s’envolant face à la Lune et sauvant E.T. dans le célèbre film de Spielberg. Issus de ce vaste monde de la custom culture, les « Bro » créent leurs

vélos, d’incroyables engins à la limite du « roulable ». Parfois en couple avec enfants — toujours la famille —, le custom biker n’est pas spécialement sportif et n’a pas de sensibilité particulière pour l’écologie, mais partage souvent un point commun : un attrait pour les sports de glisses, le skate ou le BMX. Quelques-uns ont une moto, forcément très modifiée. Ce qui les anime, c’est le « faire soi-même », ne pas avoir le vélo du voisin, la culture vintage américaine et par-dessus tout, oui, par-dessus tout, se retrouver entre Frères. Aux quatre coins de France et de Navarre, ou dans le monde entier, « taper » quelques kilomètres, boire des litres de bières de préférence artisanales, retrouver la « Famille »… Le ride fédère ; le custom est le socle de leur fraternité. » Lionel Antoni.


Mon oncle (est un génie...) • Corentin Fohlen

 

Préface de Yan Morvan

Pourquoi un livre sur Mon Oncle... ? Parce qu’il est à la fois artiste, ingénieur, philosophe, fou-dingue mais doux-réaliste, Mon Oncle est un génie !

 

Photographe, journaliste, documentariste et artiste depuis 2004, habitué aux drames humains survenant aux quatre coins de la planète, Corentin Fohlen parcoure le monde pour raconter les failles de l’Homme.

Mais voilà, il a découvert en la personne de son oncle une faille, de celle qui laisse passer la lumière. Cet oncle est à la fois unique et universel : il est ce que chacun de nous aimerait pouvoir être s’il était entièrement libre, détaché des conventions sociales. Après des années à le photographier dans son quotidien et dans leurs échanges, Corentin Fohlen a décidé de réaliser non pas un livre regroupant ce travail photographique, mais d’y consacrer un véritable objet créatif, subtilement généreux, artistiquement à la hauteur de la complexité de son oncle.

Ce nouveau projet est unique dans le parcours professionnel et personnel de Corentin Fohlen. Même s’il a toujours photographié ses proches, amis, amour et famille – du moins depuis qu’il sait faire fonctionner un appareil photo – son oncle, dont il est proche depuis longtemps, devient peu à peu une véritable source d’inspiration. Cet “oncle chéri”, ce père fantasmé, ami et confident sincère qui le terrifiait parfois enfant, le passionne.

“À l’adolescence je me suis rapproché de lui. On a commencé à partager l’amour de la musique et de l’humour glacial. Et puis il est devenu l’adolescent qu’il n’a pu être dans une famille catholique étriquée et conservatrice. J’ai vu alors mon oncle d’une cinquantaine d’année rajeunir, passer de pro-Sarkozyste à fan de Mélenchon, un cro-magnon se revendiquer féministe, s’abonner à Causette, découvrir les soirées parisiennes underground et tester son premier acide. Lui le patron-entrepreneur embrasser la cause des Gilets Jaunes. Un homme solide devenir sensible...” Il a vu son oncle devenir ce qu’il a toujours été au fond de lui. C’est au tout début des années 2010 quand Corentin commence à le photographier. D’abord machinalement, et puis de plus en plus en le voyant comme un Personnage. Il devenait MON ONCLE ! Clin d’œil facétieux au personnage maladroit et poétique de Jacques Tati. Au-delà de raconter l’amour et l’admiration que l’auteur porte à cet homme hors du commun - “l’original de la famille” -, il s’agit ici de narrer les aventures d’un véritable démiurge fascinant, un être fantastique. Inspirant. Libre. A l’opposé des conventions.


La collection Smallpaper

Une collection de livres photographiques

 

• Smallpaper est une collection de livres photographiques. 48 à 64 pages offertes à un auteur.  

 

• Smallpaper propose de publier des séries courtes et inédites, parfois recomposées pour l’occasion. Série datant de quelques années laissées dans un tiroir, démarrage ou mi-parcours d’un projet au long cours, mais aussi projet non commencé. Smallpaper fait donc un pari, et mise sur l’unique volonté de suivre et d’accompagner ses auteurs, choisis sur un critère “affectif “ assumé : aimer le sujet, aimer l’écriture photographique, aimer le dialogue et la rencontre, aimer rencontrer ces photographes, offrant ainsi une programmation hétérogène et riche en possibilités.

 

 

• Le nom de cette collection est un tendre clin d’œil au texte de Serge Gainsbourg, les ptits papiers.

 

 



Only colored, Corentin Fohlen / Smallpaper N°7

“ Du chaos surgit la poésie… Cette phrase résume les contradictions du petit pays Haïti. Après 24 séjours, je connais presque les moindres recoins de ce payssi complexe à appréhender. Pour ce livre j’ai puisé dans mes archives : 10 ans que je voyage à travers toute l’île, et c’est dans les photos des villes que j’ai extrait ces images inédites, jamais publiés. 

 

Haïti fascine par son histoire, mais aveugle par la flamboyance de ses couleurs. Elle est partout. Un magma de teintes plongées dans l’encre de chine, dilué le long des trottoirs, rampant le long des murs, soulignant par sa force l’appétit de vie des haïtiens.”

 

Ce livre est une déclaration d’amour faite à la richesse chromatique d’Haïti. 

 

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Descriptif technique 

Prix : 15  euros

64 pages / Format 150 x 210 mm / Couverture souple/ Impression quadrichromie

 

 

Vendu dans une enveloppe japonaise.

 



La Canebière, Patrice Terraz / Smallpaper N°13 // SOLD OUT

Concentré de Marseille. Passage obligé. Fourmillement incessant. Emblème internationale. Zone de ralliement. Fleuve humain qui s’écoule jusqu’au delta du Vieux Port…

 

La plus belle image de la Canebière est sans doute celle d’André Suarés, évoquée en 1929 dans son livre Marsiho :

Elle est couchée sur le dos : ses deux cuisses sont levées, les piedsforts et solides sur la terre. Sur le genou droit, les Accoules; Notre-Dame-de-la-Garde, sur le gauche ; et le sexe de cette Circé puissante, long et du plus fier dessin, s’ouvre par le Vieux Port.

 

C’est avec ces vers que Patrice Terraz nous emmène dans le brouhaha vertigineux de Marseille… 

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Descriptif technique 

Prix : 15  euros

64 pages / Format 150 x 210 mm / Couverture souple/ Impression quadrichromie

 

Vendu dans une enveloppe japonaise.

 

 



Taswira, Romain Laurendeau / Smallpaper N°6

Ce jour-là, le train était bondé entre Alger et Blida. Pourtant, j’y faisais peu attention, trop occupé à scruter le paysage qui défilait sous mes yeux. C’était la première fois que je prenais le train en Algérie, une occasion de découvrir de nouveaux lieux et paysages. Les champs et les maisons aux murs décrépits se succédaient à vitesse régulière. À peine observés, et déjà remplacés. Puis vint ce pont. Un de plus, à première vue. Pourtant, cette fois-ci, ce fut différent. R.L.

 

Taswira, c’est l’histoire d’un appel. Mais surtout de la réponse qu’on peut lui offrir, malgré le doute, malgré l’angoisse. 

 

 

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Descriptif technique 

ISBN : 978-2-9558659-8-9

Prix : 15  euros

64 pages / Format 150 x 210 mm

Couverture souple/ Impression quadrichromie 

Vendu dans une enveloppe japonaise.

 

 



Mexican Morgues, Sébastien Van Malleghem / Smallpaper N°5

Quand je suis sorti de l’avion à Mexico City, je me souviens avoir eu l’impression de respirer l’antre d’un cendrier à plein poumons, tant l’air de la capitale était chaud, moite et pollué. Luiz, mon guide et traducteur, était venus me chercher à l’aéroport,
et à peine arrivé, il m’emmenait voir un match de catch mexicain, à mon grand désespoir. Impossible de rentrer à l’intérieur sans déposer mes boitiers dans un casier à peine sécurisé. Hors de question. Et j’avoue que je désirais aller directement dans le vif du sujet qui m’attendait. Luis changea de voiture, en ayant soin de choisir la plus pourrie possible afin ne pas attirer les regards du quartier mal famé de Colonia Doctores, où se situait la principale morgue que j’allais photographier. S.VM.  

 

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Descriptif technique 

ISBN : 978-2-9558659-7-2

Prix : 15  euros

64 pages / Format 150 x 210 mm

Couverture souple / Impression N.B.

 

 

Vendu dans une enveloppe japonaise.

 





Lardon Ier, Corentin Fohlen / Smallpaper N°1 // SOLD OUT

Sold out - Nouvelle édition prévue en décembre 2018

Descriptif technique 

ISBN : 978-2-9558659-2-7

Prix : 12  euros

48 pages / Format 150 x 210 mm

Couverture souple, dos carré cousu / Impression quadrichromie

Vendu dans une enveloppe japonaise.


Comment faire pour occuper son temps de congé paternité quand on est un photographe aguerri et d’ordinaire en mouvement perpétuel ? Un tissu noir pour fond photo, les réseaux sociaux pour diffusion, et Lardon Ier devient un sujet photographique de société : quel est cet enfant-roi perturbateur ? Dois-je l’idolâtrer ou rire avec lui du monde qui l’entoure ? Puis-je me moquer avec bienveillance de cet inconnu qui s’impose dans ma vie ? Mais en regardant bien, c’est la relation entre un père et son fils qui prend corps devant nous, et nous émeut.

 

« 19  avril : un enfant débarque dans ma vie de reporter photographe. Moi qui ne jure que par ma liberté d’aller et venir, de prendre le premier avion pour l’autre bout du globe, de répondre à la commande de dernière minute d’un journal, me voilà cantonné aux couches, biberons, et nuits blanches. Un photographe le cul posé inutilement derrière son bureau, à jeter de temps à autre un œil sur ses mails à jalouser les voyages des confrères, et l’autre sur son fiston vautré lascivement sur le canapé-lit derrière lui : voici comment se sont déroulés les premiers jours de mon congé paternité. Et puis, en tant que nouveau père photographe, je me suis intéressé à la représentation du nourrisson : d’abord ce que je voyais posté naïvement sur les réseaux sociaux, puis ce que certains photographes avaient réalisé. Entre les niaiseries mielleuses d’Anne Geddes et les horribles captures pixélisées de bébés moches faites par la nièce machin ou l’oncle truc, j’ai voulu moi aussi exhiber mon lardon. Lardon ? j’aurai pu dire Morveux, mais le rapport à la charcuterie fonctionnait mieux eut égard aux bourrelets de ma progéniture.

Placé sur ce canapé-lit, un drap noir satiné faisant office de fond photo - à l’opposé du blanc crème des séances chez le photographe de quartier - je me suis lancé presque quotidiennement à une série de délires avec mon fils. Parfois en lien avec l’actualité, souvent en résonance avec mes convictions profondes sur l’éducation, la vie, l’engagement politique ou social… mais toujours en m’amusant avec mon fils. Sans contrainte - ou presque ! Au-delà du ridicule, du risible, du grinçant, c’est à la construction d’une relation unique entre un père et un fils que se joue cette série, et à la déconstruction du mythe de l’enfant-roi. »

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Une existence douce, Tristan Popescu / Smallpaper N°2

Découvert dans son lycée par Patrice Terraz, en résidence au festival de l’Œil urbain en 2016 à Corbeil-Essonnes, Tristan Popescu est un photographe de 20 ans, débordant d’une folle énergie. Tout photographier, comme le fait Corentin Fohlen. Librement, au flash, comme il l’entend…

 

« Une Existence Douce, c’est ce à quoi j’aspirais quand j’ai commencé à aller en club. C’est très égoïste, et le point de départ des photos l’est aussi. Je voulais photographier mes copains, pour moi, un peu pour eux, et pour la postérité. La douceur, je l’ai d’abord trouvée à la sortie des clubs, dans le Paris matinal, après le vacarme et les stroboscopes de la nuit. Et j’ai commencé à chercher les contrastes.

Cette Existence Douce, j’ai fini par la trouver dans les soirées qui constituent le cœur de ces photographies. La démarche s’est faite moins personnelle, la douceur des autres si beaux quand ils dansent, quand ils cherchent leur place, pour finalement savoir que chacun y a droit dans la pénombre. Finalement je me suis demandé si tout le monde ici n’aspirait pas à cette existence douce tout autant que moi. Je n’ai apporté que peu de réponses à ce que je cherchais à l’origine.

J’ai écrit ce texte dans l’intersommeil, à des heures où d’habitude je suis en train de danser, et c’est cette même sensation que je ressens à côté des enceintes. Se sentir lentement partir. J’ai souvent fini par ranger l’appareil et m’abandonner à la piste. Alors il faut voir, par ces photos, comme vous étiez beaux, brutaux et déchaînés. Il faut vivre cet abandon. Vivre cette existence. »

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Tu connais ses silences, un livre de Anne Desplantez

 


Based on a true Story, Arno Brignon

La réflexion sur le « territoire » est intimement liée à la notion de patrimoine. Mais plus tenue encore, à la notion d’héritage : que m’ont légué mes racines, si profondément ancrées sous terre ? Puis-je adopter cette terre que je décide d’explorer ? Et mon empreinte la transformera-t-elle en retour… ?

 

C’est dans un curieux voyage, et avec cette question en suspens, que nous invite Arno Brignon.

 

Based on a true story - basé sur une histoire vraie - est un travail réalisé dans le cadre d’une résidence photographique. Presque sous contrainte, presque avec douleur : deux mois sur place, loin de tout et surtout des siens, dans une région isolée où le mythe fait loi, quasi inconnue, quasi hostile. Il fait de sa technique - le sténopé - et de sa recherche d’archives photographiques sur ce territoire un moyen d’apprivoiser chaque rencontre. Mais ce n’est qu’un support. Il prend les gens au piège, les fixant pour une nouvelle éternité, nous permettant de découvrir un monde sensible, étrange, mélancolique – nostalgique ? - qui nous rappelle les contes de notre enfance. Ici, les bois sont hantés… nous dit Arno Brignon dans le texte qui relate en temps réel un road trip immobile : les villageois dansent autour du feu, le chasseur n’est pas loin, l’ogre nous épie, la chèvre échappe au loup, le petit poucet tente de sortir de cette forêt, et son petit chaperon est bleu… Car c’est bien de l’enfance dont nous parle Arno Brignon, avec une tendresse infinie, car elles sont là, nos racines, il est là, notre territoire, dans cette enfance que nous ne pourrions voir sans lui. Peu importe d’où nous venons et peu importe où nous sommes…

 

Une fois passé les routes, une fois rencontré ces visages, dégagé les fougères denses, une fois avancé dans la nuit, traversé les collines, nagé dans l’eau fraîche des cascades cachées, une fois m’être perdu dans la forêt, une fois longé ses routes sinueuses et une fois trouvé la clairière… c’est moi que je retrouve… Cet enfant que je suis encore, qui craint que le loup ne le dévore, mais qui sait que les petits cailloux ont été semés…






Bio de l'Auteur /

Arno Brignon est né en 1976 à Paris. Il vit à Toulouse. En 2010, diplômé de l’ETPA (Gd Prix du Jury), il quitte son métier d’éducateur dans les quartier sensibles pour se consacrer entièrement à la photographie.

Il articule son travail entre reportages, recherches personnelles

et enseignement aux Ateliers de Photographie St Cyprien. Il mène également des actions éducatives auprès de différents public et institutions . Il rejoint l’agence Signatures, Maison de photographes en 2013, collabore régulièrement avec la presse Nationale et Internationale et aime travailler en résidence (L'oeil Urbain,

Art visuel en Couserans...). Ces travaux sont exposés en France

(BNF, Le château d'eau, Photomed, Manifesto...) et à l’étranger (Beyrouth, Athènes, Guernesey, Rabat...).

 

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Extrait /

11 décembre 2015. Une semaine que je suis là, les rencontres et rendez-vous avec les associations et structures du territoire avec lesquelles je vais travailler m’occupent toute la journée.

Le Couserans est immense, je passe au moins deux heures par jour sur les routes. À chaque virage, un sentiment d’émerveillement :

la nature est magnifique, variée. J’ai pris mes sténopés pour les tester durant ces quinze jours de reconnaissance. Quelquefois je m’arrête pour faire une photo, mais le rythme des journées est trop soutenu pour avoir le temps de se poser.

Aujourd’hui, je n’ai pas pris de rendez-vous. Je veux aller marcher, rencontrer enfin cettemontagne, cette nature qui m’attire tant.

Il fait étonnamment doux pour un jour de décembre. Je veux aller dans la vallée de Salau, au bout de la route.

Ici, c’est la première chose qui m’a frappé, les routes ont une fin. Volontairement, je ne prends pas le chemin le plus court

pour y arriver...

 

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